Description
Rendez-vous biennal parisien, Shadows est un festival dédié au cinéma indépendant chinois. Les films programmés – fictions, documentaires, animations et vidéos de tout métrage – sont sélectionnés directement en Chine.
À travers une sélection d'œuvres récentes et de parcours thématiques, les cinéastes que le Festival Shadows défend sont des artistes indépendants qui lèvent le voile sur une Chine méconnue, complexe et fascinante.
Bande-annonce
Festival Shadows 2010
Programmation / Agenda
Professionnels / Presse
Informations pratiques
Archives des éditions précédentes
Téléchargements
Lieu
Studio des Ursulines
10 rue des Ursulines, 75005 Paris
www.studiodesursulines.com
Tarifs
Tarif plein : 6 €
Tarif réduit : 5 €
Carnet de 5 séances : 20 €
PASS Festival + un catalogue offert : 30 €
Réseaux
Festival Shadows 2010
Du 16 au 26 novembre 2010 au Studio des Ursulines
(Paris 5ème)

Erratum
L'adresse de La Fémis, telle qu'elle est indiquée sur le programme, a été modifiée.
Veuillez vous en référer à la section informations pratiques.
Toutes nos excuses pour cette erreur.
Edito
Depuis 2006, le Festival Shadows oeuvre à faire connaître le cinéma indépendant chinois à Paris.
L’année 2010 marque un tournant dans l’évolution du festival. Cette année représente la mise en place du Cycle Shadows, rendez-vous mensuel configuré autour d’une thématique, d’une projection et d’une discussion animée par des intervenants invités. S’inscrivant dans la continuité du festival, cet événement a permis de nouer un lien régulier avec le public.
L’enthousiame des spectateurs a confirmé l’intérêt des cinéphiles et sinophiles pour un cinéma chinois novateur, tant sur le plan de la forme que du contenu. En outre, l’inscription du Cycle Shadows au Studio des Ursulines laisse envisager la pérennisation de ce double événement (cycle et festival) dans un lieu lui correspondant.
La troisième édition du Festival Shadows marquera le point d’orgue de l’année 2010.
La programmation regroupe des films de tous métrages produits ces deux dernières années.
La sélection a été confiée à Luisa Prudentino, Aurélia Dubouloz et Flora Lichaa. Elles seront présentes pour présenter cette nouvelle programmation, que nous avons souhaitée riche, éclectique et exigeante.
La ligne éditoriale reste fidèle à ses origines. Les films choisis sont issus de la production indépendante chinoise. Ils évoluent en dehors des canaux de production et de diffusion officiels.
Si cette position est avant tout structurelle, elle s’accompagne aussi d’enjeux symboliques que chacun définit à sa manière. C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité mettre en avant la diversité des pratiques indépendantes. Les films traduisent le regard personnel que le cinéaste porte sur le monde qui l’environne. L’indépendance est plurielle et le militantisme n’en représente qu’une forme minoritaire. Aussi désirons-nous faire connaître le travail d’artistes plus animés par leur verve créatrice que par leur engagement politique, bien que ce dernier reste sous-jacent. Nous espérons ainsi offrir au public parisien un aperçu des différentes démarches et partis pris esthétiques des réalisateurs.
Cette édition sera également marquée par de nouvelles collaborations avec des établissements d’enseignement supérieur à Paris. Ces collaborations s’étendent aussi aux associations parisiennes cinéphiles et sinophiles. Ces nouveaux partenariats permettront de faire découvrir ces cinématographies méconnues à des publics différents, en créant des espaces de discussion autour des films projetés en présence des réalisateurs et spécialistes invités.
La troisième édition du Festival Shadows sera un moment de découverte, d’échange et de partage.
Marceline Loridan-Ivens
Marraine de la 3ème édition du Festival Shadows
Née à Epinal en 1928, Marceline Loridan-Ivens est arrêtée avec son père, à Bollène (Vaucluse) en 1943, et déportée au camp de Birkenau. Elle rentre en France en juillet 1945. En 1959, elle est l’interprète principale du film de Jean Rouch et Edgar Morin, Chronique d’un été. Elle est alors journaliste réalisatrice à la Télévision Française. Elle co-réalise ensuite, avec Jean-Pierre Sergent, Algérie année zéro (1962).
Marceline Loridan-Ivens rencontre Joris Ivens en 1963 et, jusqu’en 1988, co-réalise avec lui plusieurs films documentaires dont Le ciel – La terre (1967), Le 17ème parallèle (1968) sur la guerre du Viêt-Nam, ainsi qu’une série de douze films sur la Chine, Comment Yukong déplaça les montagnes (1971-1976).
À partir de 1985, elle collabore avec Elizabeth D. Prasetyo à l’écriture d’Une histoire de vent, qu’elle co-réalise avec Joris Ivens. Le film fait l’évènement du Festival de Venise en 1988. Couronné de nombreux prix internationaux, Une histoire de vent est aujourd’hui considéré comme un film culte. Joris Ivens décède en 1989. Marceline Loridan-Ivens créé la fondation Joris Ivens en Hollande et l’Association des Amis de Joris Ivens en France.
En 2003, elle réalise La petite prairie aux bouleaux, son premier long-métrage de fiction et premier film tourné à Birkenau.
En 2008, elle publie aux Editions Robert Laffont, Ma vie balagan, un roman autobiographique.
« J’ai toujours été indépendante. D’ailleurs, j’ai créé la société Capi Film, justement pour ne pas dépendre des humeurs des producteurs ou des modes du moment. L’indépendance, c’est la liberté. Un point, c’est tout. Mais l’indépendance a un prix aussi. Les films que nous avons réalisés, Joris et moi, ont été critiqués. Mais nous n’avons jamais regretté de les avoir faits. Nous sommes allés en Chine pour établir un pont, pour rencontrer les gens, pour filmer la réalité. Nous avions, compte tenu du contexte historique du XXe siècle, la conviction que l’on pouvait changer l’homme. Nous ne savions pas encore qu’il s’agissait d’une grosse erreur… Mais nous sommes fiers d’avoir montré une Chine quotidienne, d’avoir provoqué des dialogues, des échanges féconds. Le commentaire de Michel Foucault résume bien notre aventure et notre engagement à travers le cinéma : «J’ai eu comme l’impression non pas seulement « d’en apprendre » sur la Chine mais de la voir dans une réalité politique intense qu’aucun discours ne peut transcrire : le seul endroit où la « vie politique », ce soit l’existence même des gens. Ce qui permet au film d’être immédiatement beau, plastiquement beau, et politiquement intense. ».